Les renseignements de santé restent fragmentés entre systèmes, professionnels et individus. Nous concevons un dossier de santé intelligent, interopérable et centré sur l’individu — humain et animal — pour que l’information circule là où elle est utile : au moment de la décision.
Un problème d’information avant d’être un problème de soin
En santé humaine comme en santé animale, l’information existe — mais elle est dispersée. Elle vit dans des systèmes qui ne se parlent pas, dans des dossiers que le professionnel ne reçoit qu’en partie, dans la mémoire de la personne qui accompagne le patient.
Les conséquences sont concrètes : un professionnel qui accueille un nouveau patient sans historique complet, un propriétaire ou un proche qui n’a pas reconnu des signes précoces, une décision de soin prise sans que toutes les options aient pu être présentées et comprises. Ce n’est pas un défaut de compétence : c’est un défaut de circulation de l’information.
Notre réponse : CV Santé
Concept en développement
CV Santé est un dossier de santé conçu pour que l’information suive l’individu — humain ou animal — et soit compréhensible par toutes les personnes qui en ont besoin : les professionnels qui soignent, et celles qui accompagnent au quotidien.
Ce que CV Santé vise à permettre : une information de santé complète et continue, accessible au bon moment ; des échanges mieux préparés entre professionnels et accompagnants ; une aide à la décision clinique fondée sur des renseignements fiables et à jour.
Ce que CV Santé n’est pas : un outil de diagnostic. Comme nous l’a rappelé un praticien lors de nos échanges, un tel outil ne doit jamais se substituer à une consultation. CV Santé outille la décision ; il ne la remplace pas et ne la prend pas.
Trois principes de conception
Centré sur l’individu. Le dossier appartient au parcours de l’individu, non à l’établissement qui l’a créé. Concrètement : une continuité de l’information quand la personne change de professionnel, et une visibilité sur l’usage qui est fait de ses renseignements. Ce principe est aussi une exigence réglementaire — droits d’accès, de rectification et de portabilité — que nous traitons comme une contrainte de conception, pas comme une couche ajoutée.
Interopérable dès la conception. L’interopérabilité ne s’ajoute pas après coup : elle se décide au départ. Nous concevons sur la base des standards reconnus, en particulier HL7 FHIR, pour que les renseignements soient échangeables entre systèmes plutôt qu’enfermés dans le nôtre. L’objectif n’est pas de créer un silo de plus.
L’IA au service de la décision. L’intelligence artificielle a sa place là où elle aide à préparer, à hiérarchiser, à ne pas oublier — pas là où elle prétend décider. Aide à la décision clinique, jamais diagnostic autonome : cette limite est structurante, et elle s’inscrit dans les cadres que nous appliquons par ailleurs pour nos clients (NIST AI RMF, EU AI Act).
Pourquoi la santé animale d’abord ?
La santé animale est notre premier marché concret. Ce n’est pas un choix par défaut : c’est là que le problème d’information nous est apparu avec le plus de netteté.
Les praticiens vétérinaires portent une charge administrative lourde, qui empiète sur le temps clinique. Ils accueillent régulièrement des patients dont l’historique médical est incomplet, voire absent. Et ils sont confrontés à des situations où l’information manquante et les contraintes financières des propriétaires pèsent directement sur les décisions de soin — y compris les plus difficiles.
Nos premiers échanges avec des praticiens font ressortir ces mêmes constats : une charge émotionnelle importante, une information des propriétaires souvent incomplète sur les signes de maladie et sur le coût réel des soins, et un intérêt marqué pour des outils qui préparent la consultation et facilitent le suivi. Cette démarche de validation se poursuit — elle guide nos choix de conception plutôt qu’elle ne les confirme après coup.
Une information plus complète et plus précoce ne garantit aucune issue. Mais elle améliore les conditions dans lesquelles la décision est prise, pour le professionnel comme pour la personne qui accompagne l’animal.
Ce qui rend ce projet crédible
Nous ne construisons pas ce projet en dehors du réel. Notre activité de conseil en gouvernance de l’IA, conformité et cybersécurité nous met chaque jour au contact des contraintes que CV Santé devra respecter : protection des renseignements, traçabilité, exigences applicables aux systèmes d’IA en santé.
Cette activité joue deux rôles. Elle finance la conception, sans dépendre d’un financement externe pour avancer. Et elle l’informe : les écarts que nous constatons chez nos clients deviennent des exigences de conception chez nous.
À cela s’ajoute une combinaison peu commune : une expertise en conformité et en gouvernance de l’IA associée à une pratique clinique en santé. Elle nous permet de juger un outil sur les deux plans qui comptent — sa conformité et sa pertinence sur le terrain du soin.
Notre démarche
Valider le besoin. Nous interrogeons les praticiens sur leurs pratiques réelles avant d’entamer les travaux.
Concevoir sous contrainte. Protection des renseignements, interopérabilité et exigences applicables à l’IA sont posées dès la conception, pas ajoutées ensuite.
Prototyper et éprouver. Les hypothèses se vérifient sur le terrain, avec des professionnels, dans des conditions réelles.
Documenter et démontrer. Nous appliquons à notre propre produit la démarche de démonstration de conformité que nous conduisons pour nos clients.
CV Santé est en phase de conception. Nous communiquerons sur son avancement lorsque les étapes franchies le justifieront.
Parlons-en
Que vous ayez un mandat à cadrer ou que le projet vous intéresse, écrivez-nous.
